OPEN D’AUSTRALIE - Roger Federer a donc conquis dimanche le 18e titre majuscule de sa carrière. Il possède une saveur et une envergure spécifiques, en partie dues au contexte, à son âge, mais aussi et surtout au fait qu’il a été acquis face à celui qui n’a eu de cesse de lui mettre des bâtons dans les roues, y compris du temps de sa plus éclatante splendeur.

Il est par ailleurs délicat de mesurer à chaud le juste impact de la finale de cet Open d’Australie. Alors, ce 18e majeur n’est peut-être pas le plus beau, le plus fort ou le plus tout ce que vous voudrez. A chacun d’établir sa propre hiérarchie, si cela est possible. Mais il y a tout de même des raisons objectives pour penser que le chapitre écrit par Roger Federer deux semaines durant à Melbourne, à l’épilogue presque trop parfait pour être vrai, restera à part. Pas forcément au-dessus, non, mais à part. Pour au moins six raisons : Il n’avait plus gagné en Grand Chelem depuis quatre ans et demi Il revient d’une période d’inactivité de six mois Il a battu quatre joueurs du Top 10 Il a remporté trois de ses sept matches en cinq sets Il a battu Rafael Nadal en finale L’ensemble de ces éléments donne au 18e titre du Suisse une ampleur assez invraisemblable. De ces six raisons, j’insisterai surtout sur les deux premières et la dernière. Aucun joueur de plus de 35 n’avait réussi à remporter un titre majeur depuis Ken Rosewall au début des années 70. Et si je continue de penser que l’Australien est un champion trop sous-estimé, gagner à 37 ans à son époque constituait moins une gageure que de triompher à 35 de nos jours, alors que la dimension physique de ce jeu est sans commune mesure avec ce qu’elle fut. C’est là un exploit assez phénoménal. Roger Federer - Australian Open 2017 AFP

17 tournois majeurs entre ses deux dernières victoires

Il l’est d’autant plus, donc, qu’il survient après quasiment cinq années d’abstinence…

Retrouvez l' article original dans son intégralité sur www.eurosport.fr