Accablé par la multiplication des affaires et des suspicions, François Fillon a tenu lundi soir une conférence de «la dernière chance», avec une volonté de répondre point par point aux polémiques, et d’ouvrir une nouvelle page dans sa campagne. L’occasion également de remettre de l’ordre dans les rangs de son parti, dont certains cadres n’ont pas été les meilleurs soutiens dans l’épreuve: François Fillon a prévenu que fort de la légitimité de 4 millions de votants, il jugeait qu’aucune instance n’était légitime à le contraindre au retrait. Une riposte que François Fillon poursuit ce mardi sur le terrain et dans la presse. Avant un déplacement à Troyes, aux côtés de François Baroin, François Fillon a réuni les parlementaires LR en fin de matinée, à Paris. Il a dit «avoir été jeté en pâture aux chiens comme disait François Mitterrand», et a répété qu’il n’y avait pas de plan B à sa candidature. «Il n’y a qu’un plan A, comme attaque», a-t-il assuré. Le candidat a de nouveau mis en cause le Parquet national financier (PNF), qui a ouvert une enquête préliminaire sur les soupçons d’emplois fictifs dont aurait bénéficié sa famille. «Le PNF se saisit en 24 heures. Mes avocats viennent de démontrer qu’il n’était pas compétent pour le faire. Un parlementaire ne peut pas faire l’objet d’une incrimination pénale pour détournement de fonds publics», a-t-il expliqué. «Lorsque Marc de Lacharrière m’a informé qu’elle «s’ennuyait» et allait publier des notes dans la revue, j’étais plutôt heureux, car je me suis dit que grâce à ses origines britanniques, elle allait ouvrir nos sommaires à des sujets d’histoire ou de littérature en liaison avec l’Angleterre, un pays que j’aime beaucoup. Mais rien de cela n’est advenu. Je ne l’ai jamais rencontrée, ne lui ai jamais parlé, n’ai jamais reçu le moindre mail directement de sa part…

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