François Hommeril, nouveau président de la CFE-CGC Crédits photo : FRANK PERRY/AFP Critique des requins de la finance, du programme Fillon, du CICE, défense du statut des fonctionnaires : le nouveau président de la CFE-CGC tient un discours très politique. Pas question de relever l’âge de départ à la retraite Pas question non plus d’accepter les réformes de la fonction publique. Pour François Hommeril, il faut défendre le statut actuel. «Dans la rationalisation des process de la fonction publique, on voit les mêmes consultants que ceux qui ont œuvré dans les multinationales il y a 20 ans. Avec des conséquences négatives pour la charge de travail des salariés», a-t-il insisté. Le nouveau président de la CFE-CGC ne veut pas non plus d’un recul de l’âge de départ à la retraite pour redresser les comptes des régimes, alors que la CFDT accepte un allongement des durées de cotisation en fonction de l’espérance de vie. «Quand le salaire prend sa part de la valeur ajoutée - et c’est une LA question aujourd’hui -, ça permet une hausse des recettes de cotisations», a-t-il expliqué, reprenant là encore un argument de la gauche radicale, très souvent mis en avant par la … CGT. La centrale de Philippe Martinez a fait de la répartition entre la rémunération du travail et celle du capital un cheval de bataille. On est donc à mille lieues du discours de sa prédécesseuse, Carole Couvert. La présidente d’alors avait alors Changement de cap par rapport à la précédente présidente surtout axé son combat sur les classes moyennes matraquées fiscalement. Et si elle n’avait pas signé l’accord sur l’assurance-chômage de 2014, c’est parce que certains points lésaient les cadres. Elle avait également refusé de ratifier l’ accord conclu entre le patronat, la CFDT et la CFTC sur le pacte de responsabilité, et ses baisses de charges. Mais uniquement au dernier moment et pour mener un bras de fer sur l’assurance-chômage…

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